Sortie du leader de la junte nigérienne : les contrevérités de Tiani sur le Bénin

Inter

Le Chef de la transition nigérienne, le Général Abdourahmane Tiani, a encore accusé le Bénin d’abriter d’imaginaires bases militaires françaises et Ukrainiennes sur son sol. A la faveur d’une sortie ratée vendredi dernier, sur la télévision nationale, le leader de la junte au pouvoir au Niger, a récidivé dans son mensonge.

De nouvelles accusations du Général Abdourahmane Tiani contre le gouvernement Béninois. Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, le président Nigérien accuse les autorités béninoises d’avoir abandonné la partie septentrionale du Bénin aux mains de supposés « terroristes » et « mercenaires français et ukrainiens ».

Selon lui, aucun soldat Béninois n’est actuellement positionné dans le nord du pays. « C’est ça la réalité », a-t-il déclaré, indexant nommément le Chef de l’État Béninois, Patrice Talon.

Les accusations du Général Tiani font suite à l’attaque de l’Aéroport international de Niamey, fin janvier. Tiani accuse le Bénin, la France et la Côte d’Ivoire, d’y avoir joué un rôle clé en sponsorisant les mercenaires.

Or, ce n’est pas une première. Les accusations du putschiste ne datent pas du vendredi dernier. Depuis 2024, les putschistes à la tête des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), à l’exception d’Assimi Goïta (Mali), brandissent ce « fallacieux » motif aux fins d’en dormir leur peuple. Le Bénin de Patrice Talon, la Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara et la France d’Emmanuel Macron sont devenus les fantômes qui hantent le sommeil des militaires de l’AES.

Entre le Bénin et le Niger en effet, les accusations répétées de Tiani perturbent les échanges commerciaux entre ces deux pays pourtant « frères ». Récemment, la junte nigérienne a sollicité l’assistance des Forces armées béninoises, pour assurer la sécurité de son matériel militaire de Lomé vers Ségbana.

Sans rancune, le Bénin a prêté main forte au Niger. Pourtant, Niamey poursuit ses contrevérités, accusant le Bénin de vouloir le déstabiliser, et ce, de commun accord avec l’occident.

Pour rappel, le Niger a rompu ses relations avec Paris depuis le putsch de 2023. Il reproche à l’ancienne puissance coloniale, sa politique de pillage de ses richesses. Pour cela, Niamey a nationalisé la Somaïr, une filiale du géant français de l’uranium Orano qui, a en retour, engagé plusieurs procédures judiciaires contre les autorités nigériennes.

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Tossou Ignace

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