Société
Zè : pour une affaire d’héritage, il (…) 4 décembre 2025
Société
CRIET : poursuivie pour escroquerie (…) 4 décembre 2025
Société
Bénin : 2 coépouses se disputent les (…) 4 décembre 2025
Société
Législatives 2026 : un candidat LD (…) 3 décembre 2025
Politique
Au Bénin, le projet de loi portant révision de la constitution introduit au parlement par les députés Aké Natondé et Assan Seibou, issus des deux principaux partis politiques de la mouvance présidentielle UP-R et BR, continue de susciter de vives réactions. À travers une lettre datée du 6 novembre 2025, et adressée aux parlementaires, trois centrales syndicales à savoir la CSA-Bénin, la CGTB et l’UNSTB ont affirmé leur opposition à cette proposition de loi qu’ils jugent inopportune et écartée des réalités du peuple.
Lors d’une sortie médiatique sur Bip radio, l’un des signataires de la lettre, Anselme Amoussou, Secrétaire Général de la Confédération des Syndicats Autonome du Bénin (CSA-BÉNIN) est revenu en détail sur les principales raisons qui ont motivé leur acte. En tant que représentant des travailleurs béninois, il a affirmé se sentir, lui et ses collègues, profondément interpelés par la proposition de révision constitutionnelle « introduite sans consultation préalable surtout à la veille d’une échéance électorale majeure ».
Selon Anselme Amoussou, le projet de loi, tel que présenté, pose des problèmes tant sur le fond que sur la forme. S’agissant du fond, il s’attaque foncièrement à l’idée de création d’un Sénat, une institution qui, en plus d’être « coûteuse », sera composée « de gens qui ne seront pas élus mais à qui le projet donne des pouvoirs disproportionnés ». Cela soulève, à l’en croire, « des inquiétudes assez graves », sur les fondements mêmes de la démocratie.
« On parle de rééquilibrer les pouvoirs. Ces motifs nous paraissent flous. Ils sont surtout déconnectés des réalités vécues par les citoyens...Depuis 1990, les institutions ont toujours fonctionné chez nous sans entraves majeures. La paix n’a jamais été compromise par l’absence d’un Sénat. Dans ce sens, cette institution est inopportune à nos yeux, elle divise et elle est pleine de tension dans un contexte de précarité généralisée », argue Anselme Amoussou, pour qui les députés de la neuvième législature sont « illégitimes » pour instaurer « un Sénat qui ne ressemble à aucun autre dans le monde. »
Dans son intervention, le SG du CSA-BÉNIN invite les parlementaires à rejeter cette réforme constitutionnelle ou, à défaut, la faire passer par référendum.
Il invite, en outre, les députés à considérer ce rejet de la proposition de loi comme un « cri d’alerte » mais aussi un appel à la responsabilité démocratique pour leur rappeler le rôle qui est le leur dans un contexte politique comme celui-ci. « Nous ne pouvons pas rester silencieux face à un projet qui en fin de compte détourne l’attention des véritables urgences, la pauvreté, l’accès à des services publics de qualité, les questions de sécurité, l’emploi décent », a-t-il conclu.
Cette sortie des centrales syndicales fait écho à celle de plusieurs acteurs politiques, qui ne cessent de dénoncer le projet de révision constitutionnelle, en particulier, l’idée de création d’un Sénat. C’est le cas de l’ancien président de la République, Boni Yayi, qui a d’ores et déjà indiqué qu’il ne siégera pas au sein de cette institution.
Société
Drame à Dogbo : une batterie de téléphone explose et tue une mère de famille 4 décembre 2025
Société
CRIET : poursuivie pour escroquerie en ligne, la comédienne Aurélie Guézo (…) 4 décembre 2025
Société
Zè : pour une affaire d’héritage, il tue son frère et l’enterre dans son (…) 4 décembre 2025
Société
Bénin : 2 coépouses se disputent les biens de leur défunt mari au Tribunal (…) 4 décembre 2025
Société
Bénin : une lourde sanction prononcée contre la PRMP de la mairie de Dangbo 4 décembre 2025Abonnez-vous et recevez chaque semaine, notre sélection d'articles de la semaine.