Affaire Akponna : le HCPC alerte sur des faiblesses de gestion et fait des recommandations

Politique

À l’issue des enquêtes menées sur les projets d’investissements en eau et énergie à Parakou, le Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption (HCPC) n’a relevé aucun détournement de fonds, mais relève des failles dans la gestion administrative et financière. L’institution recommande des réformes pour améliorer la transparence et l’efficacité des procédures.

Le Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption (HCPC) a rendu publiques, ce jeudi 7 août 2025, les conclusions de son enquête sur les projets d’investissement en eau et en énergie électrique dans la commune de Parakou. Si aucune preuve de détournement de fonds n’a été établie, plusieurs failles dans la gestion des projets ont été relevées. Ceci oblige l’institution dirigée par Jacques Migan à faire deux recommandations clés pour améliorer la gouvernance.

Selon le rapport, aucune irrégularité financière n’a été constatée au Ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines. Le HCPC, dirigé par Jacques Migan, a d’ailleurs rejeté les accusations portées par Paulin Akponna à l’encontre de son prédécesseur, Samou Séidou Adambi.
Toutefois, l’organe de contrôle a identifié des insuffisances dans la gouvernance administrative et financière des projets. Parmi les faiblesses relevées figurent :

• un manque de pertinence dans la définition des besoins intégrés aux plans de passation de marchés ;
• un déficit de personnel qualifié au sein du Secrétariat Permanent des Marchés Publics ;
• une instabilité fréquente à la tête de la Personne Responsable des Marchés Publics (PRMP).

À cela s’ajoutent des lenteurs dans les procédures de passation des marchés au niveau local, aggravées par des délais dans l’ouverture des voies d’accès, impactant l’exécution effective des travaux.

Face à ces dysfonctionnements, des recommandations

• Une réforme des procédures de passation des marchés publics pour en renforcer la rapidité et la transparence ;
• La création d’unités focales anti-corruption au sein du ministère, afin de favoriser une détection précoce des anomalies.

Il s’agit des mesures qui, si elles sont prises, vont permettre de renforcer la transparence dans la gestion des projets de grandes envergures.

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Claudia E. Dianou

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