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A Dandi Gnamou, la présidente sortante livre le secret pour une haute Cour de justice opérationnelle

L’investigateur 5/03/2024 à 13:08

Ce lundi 4 mars, dans l’enceinte de la Haute Cour de justice à Porto-Novo, la passation de charges entre Dandi Gnamou, nouvelle présidente de l’institution et la présidente sortante, Marie José de Dravo Zinzindohoué, s’est déroulée en présence de plusieurs présidents d’institutions.

Au cours de la cérémonie, la présidente sortante, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué a exprimé sa joie d’avoir pu faire l’expérience de diriger l’institution. Au cours de son allocution, elle a invité la nouvelle mandature à poursuivre l’œuvre entamée par les précédentes, notamment dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’impunité des gouvernants.

L’amendement urgent des textes qui régissent la Haute Cour de justice est l’ultime défi à relever pour son opérationnalisation juridictionnelle, selon la présidente sortante. Pour Marie José de Dravo Zinzindohoué, l’unanimité faite autour de la personne de Dandi Gnamou, présidente élue à la tête de la Haute Cour de justice, ne traduit que trop cette renommée qui fait d’elle, une femme méritante et pétrie d’expériences.
Pour sa part, la présidente entrante a pris la mesure de l’enjeu notamment l’opérationnalisation juridictionnelle de la haute juridiction qui depuis sa création n’a jugé personne. Pour cela, elle demande le soutien de l’Assemblée nationale pour que les barrières dressées sur la route de l’institution et qui l’empêchent de jouer convenablement son rôle soient levées.

Lire aussi : Dandi Gnamou  : « sa première déclaration après son élection à la présidence de la Haute cour de Justice)>https://www.linvestigateur.info/?Dandi-Gnamou-sa-premiere-declaration-apres-son-election-a-la-presidence-de-la&var_mode=calcul]

Dandi Gnamou croit fermement en la force de la nation béninoise et en la capacité du pouvoir judiciaire à surmonter les défis avec résilience et détermination. Elle met devant ses responsabilités le Parlement à qui reviennent le droit de poursuite et la mise en accusation des hauts responsables de la République dont le chef de l’Etat et les ministres en cas de manquement grave à leurs devoirs.
Contrairement à d’autres pays, le Bénin dans sa constitution a prévu, de pouvoir demander des comptes à l’Exécutif et son chef et cela a été salué par la nouvelle présidente de la Haute Cour de justice. « La Haute cour de Justice est bien plus qu’une institution judiciaire qui incarne la quintessence de la démocratie béninoise », a souligné la professeure de Droit public des Universités.




 
 

 
 
 

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